La calzone ou l’allégorie du chausson

Avant d’entrer dans l’underground, je voudrai rendre intelligible l’univers des cuisines, à la sauce Platon.

Figurez vous une demeure souterraine, totalement close et dont l’unique ouverture serait un petit rectangle d’une coudée de haut pour deux coudées de large.

-C’est une bien étrange demeure que tu nous décris là !

Oui ! A présent, figurez vous des hommes qui viendraient à l’entrée de cette caverne, remettre des petits billets aux prêtresses de ce temple, dans l’espoir de voir leurs souhaits se réaliser.

-Aaaaaah !

Bien ! Imaginez-vous la chose ainsi, les fidèles glissent le billet à l’une des prêtresses, celle-ci disparaît par une ouverture secrète, se glisse dans l’antre, en sort par la même ouverture, puis se plaçant devant la petite fenêtre, en ressort le souhait sous sa forme matérielle : un plat.

-Oh ! Quelle merveille tu décris là !

Eh bien figures toi que cette merveille n’est point si éloignée de notre réalité. Car or donc, ce temple, étant dédié à Pantagruel, seul les souhaits honorant la gloutonnerie se voient exaucés. Inutile d’exiger un nifaune, ou autre tablette… (il est préférable de se rendre aux temples des cons sots mateurs pour ce genre de requête).

-Dommage ! J’ai toujours rêvé de surfer sur le ouaib…

Soit. A présent que vous vous figurez correctement ce temple, demandez-vous ceci, quel souhait ne pourrait  pas ne pas être satisfait et en même temps provoquer la fureur de ce dieu qui dans le secret réalise toutes vos attentes ? Et surtout, pour quelles étranges raisons ce souhait, qu’il ne peut refuser, l’effarouche au plus haut point ?

– Mais c’est un paradoxe que vous énonciates !?

Vous restez pantois hein ? Alors, laissez-moi vous initier au très grand secret du haut temple du grand ventre… Figurez vous que l’antre n’est pas vide mais qu’il contient en son sein quelques petites mains que d’aucun nomment silènes, ou satyres, génies… Ces petits êtres outre la particularité d’être plein d’astuces, sont à l’image de leur demeure : Creux. Oui, ce sont des êtres creux. Mais dans le secret de leur ventre, est déposé la sagesse des dieux antiques. Ces mêmes dieux qui, dit-on, pour se jouer de ces petits génies, inventèrent un jour qu’ils s’ennuyaient, probablement pour se distraire, une savante ruse afin d’obliger les génies à concevoir un plat à l’image de leur temple, et donc, à l’image d’eux mêmes ! Vous saisissez ?

-J’ai bien du mal à voir où tu désires en venir mon ami !

C’est pourtant fort simple ! Les génies se voient dans l’obligation d’offrir aux dieux un met à leur image, autant dire, un sacrifice. Les dieux, un peu sadiques, veulent honorer la gloutonnerie par la gloutonnerie. Courroucés, mais dans l’obligation d’honorer leur devoir à l’égard des dieux, au nom de leur dieu, les génies se creusèrent la tête. Tant et si bien, qu’ils en éprouvèrent un grand vide. Leur appétit disparut quasi totalement, tous souffraient atrocement du petit creux d’estomac.

C’est alors, que se frottant la panse, l’un d’eux eut l’idée géniale, de concevoir une pidza qui aurait l’air d’un chausson creux, mais, qui en réalité serait tout à fait pleine de tout ce qu’il été possible de mettre dedans !!! Nom de ZEUS !

Et c’est ainsi que fût découvert la CALZONE !

En dehors de ses qualités roboratives, la calzone possède l’étrange faculté d’énerver les petits génies du temple. Car en effet, ces derniers souhaitant toujours la remplir au maximum, à l’image de leur ventre, c’est avec la plus grande difficulté qu’ils parviennent à la hisser sur leur pelle à pidz pour la jeter dans la gueule de leur fourneau sans qu’elle ne s’éventre et ne s’évide sur la pierre de cuisson, provoquant des fumées, et ralentissant la réalisation de tous les autres souhaits !

Ainsi, le petit génie de s’écrier « OH NON PAS LA CALZONE » (dans sa version sobre) quand l’adorateur innocent remet à la sympathique prêtresse du temple un petit billet sur lequel figure le nom de ce plat, à leur image, délicieux mais impossible à réaliser sans souffrir l’angoisse de le crever. Soupir

C’est la vérité, la très grande et très noble vérité, et je n’en connais pas d’autre. A présent, changeons d’ohrizon, pardon d’eau riz on, non… avec un Hasch, Horizon ! Voilà…

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